Vendredi 23 mai 2008



Aujourd’hui, blogueur, blogueuses, je vais te conter une histoire.

Vi. Figure-toi, qu’au hasard de mes vagabondages, j’ai atterri chez Sélec.

Prisme de l'espace s’il en faut, que tu retrouveras dans mes liens.


Parce que sur une toile, on file, on tisse et on noue …

A la suite d’un amical défi que je lui ai lancé, ICI, Sélec a composé une charade à tiroir à partir du mot constellation (C’est  !).



En retour, je lui ai promis un article de mon cru sur ce même mot.

Dont acte.


 

Le rêve d’Herbert, le petit réverbère

 

            Il était une fois … un petit réverbère. Comme ses semblables, il avait poussé dans un jardin public. Puis la pluie, la rouille et les cailloux de quelques garnements irrespectueux avaient fait leur œuvre. Herbert pleurait ses vitres brisées qui ne miroitaient plus au soleil. Personne ne se souciait de les remplacer : c’était le printemps et les hommes en vert s’affairaient avec des brouettes emplies de violettes, de pâquerettes, de pensées … de mille sortes de fleurs pour fêter le retour des flâneurs.

 


           
Un soir, la minuscule ampoule qui lui permettait d’éclairer le petit sentier écarté dont il avait la garde, sa minuscule ampoule, émit un doux grésillement, bientôt étouffé par le chant des rossignols, et s’éteignit subitement. Tout désolé, Herbert se mit à pleurer : « Je n’éclairais que le noir, rien de plus, et voilà que cette fois, je n’éclaire plus rien du tout. » Il regarda les étoiles briller, haut dans le ciel. Comme il admirait ces formidables réverbères de la nuit ! Et ses pleurs redoublèrent.

 


           
Sa plainte monta dans la nuit qui enveloppait le petit espace dont il avait la charge. S’éleva dans les éthers. S’éleva dans l’immensité et fut entendue par Régulus et Spica, les plus brillantes étoiles des constellations du printemps. Regulus, accompagné du lion qu’il guidait, descendit en filant jusqu’à la terre, et s’approcha d’Herbert, qui sanglotait doucement. Dans un souffle, le petit réverbère confia ses tourments à Régulus qui, fut ému par sa détresse.

 


            
Régulus régnait sur le ciel nocturne du printemps. Il vivait en harmonie avec la douce Spica, étoile majeure de la constellation de la Vierge. Mais, à cause de la chasteté de Spica, ils ne pouvaient avoir de descendance. Rêve impossible du conquérant et d’une vierge… Alors Régulus décida d’emporter  Herbert le petit réverbère. Il offrirait ainsi à Spica le plus beau de tous les cadeaux : celui de devenir maman.

 


               Quand ils furent dans le ciel, de joie, Spica ouvrit grand ses étoiles. Leur ami le Bouvier tendit la corde de son arc pour montrer le chemin à Herbert. « Désormais, tu ne t’appelleras plus Herbert, petit réverbère. Désormais, tu seras notre fils. Désormais, tous ceux qui se promènent la nuit sur la terre pourront être guidé par ton halo. Désormais, on te nommera « Arcturus », en l’honneur de cet arc et de cette flèche qui t’indiquent la place qui te revient. »

 

Alors, Arcturus dessina le triangle qui manquait au ciel. Troisième étoile brillante des constellations vernales, face à sa mère et préparant le lever majestueux de son père. Première étoile visible à l’Ouest, au coucher du soleil, quand se finit le printemps.



                                          Par : un déesse qui sacrifie aux étoiles du ciel

par Galatée publié dans : Panthéon ... décousu communauté : Les mots dans tous leurs états
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Dimanche 18 mai 2008

 

Porteuse d’eau.






Eau du ruisseau, enfant de la terre, j’aime à penser que la fugue de ton chant est le dièse du choral animal, miroir gonflé des larmes versées par un ciel qui pleure le mal des hommes ou ride creusée par la folie
d’un Phaéton brûlant la matrice maternelle.  

 



 








Eau marine, j’aime à me fondre avec toi
dans le sel de l’immensité primitive et nourricière.
O céans, eau mon âme, eau d’or née de l’azur à l’aurore, eau tempétueuse d’heures noyées,
temps délavé des aquarelles.

 

 








Eau des airs, oasis et terres embrumées
réconciliées à l’image d’un seul peuple sur une seule terre.

 



 



Eau humaine, tu laves
de ma compassion
les miasmes qui chavirent le visage de l’enfance 
dont les yeux ont perçu l’étendue du malheur, 
tu baptises
le bonheur
dont mon cœur porte l’offrande à l’autel du don.

 

 

 










Aquarius latin du firmament étoilé, je porte l’eau.


Aquarius
latin
du
frimament
étoilé
je
porte
l'eau.


                                                                                                          Galatée

 

 

par Galatée publié dans : Panthéon ... décousu communauté : ARCHITECTES D'INTERCOEURS
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Mercredi 30 avril 2008

Ben, nan, je publie pas aujourd'hui ... mais je t'essplique quand même ! [pasque dans ma grande bonté de petite lue divine, j'ai toujours cette incommensurable pitié envers toi qui me perdra, blogueur, blogueuseS (e.)gnares !]

Les dieux, j'avais oublié de t'en instruire, blogueur, blogueuseS,
se répartissent en deux catégories.


Les dieux (e.)lares,
ceux que tu commences à connaître, et qui président aux destinées D'Oedrhughes, de Persée, de Laïospeugeos, de Mérope ... là ! Youplà ! Boum ! Prospères, pépères, supercalifragilistics, expialidociousiens, ils t'embarquent dans leur manège enchanté, avec Pollux, Castor, Bogdanof, et autres gémeaux intergalactiques dans leur monde impitoyâââââ-â-bleuhhhh.
Da ! [Là, si, je m'adresse aux lecteurs qui déchiffrent le cyrillique,
pasque mon panthéon est large, avec ses pattes de babar à tapas, on fait les fous ! ]
Ces dieux-là,
je leur sacrifie en racontant leurs pâles mais pitantes (e.)stwares
quand ma mus(e.)c est bonne !


Et pis les zôtres ...
Ceux qui président aux destinées de nos, enfin, mes lares.dons, et qui sont eux zôssi, un tantinet joueurs ... un tantinet ... juste un tantinet ... pas un bridou ... 
et  qui ont le don de me rendre chèvre ! [On est en Grèce, ne l'oublie pas !]
Je t'en reparlerai de ces dieux lares, ce n'est pas le micro qui m'empêchera de faire beaucoup de mégabruit, même pour rien, ho ! merde alors ! [je sais, celle-là, tu l'attendais, téléphonée par Ulysse à Nono ...]

Et donc [nom d'un pétard, ce que j'aime les liens mytho.logics !]
Aujourd'hui,
J'organisationne un goûter d'anniversaire pour ma lare.donne :



D'où le pétard !
C'est pas trop tôt !
A propos, je file,  je cours, je vole ...
je dois sacrifier à l'autel de Cazinos, dieu tutélaire de cette panthéonade,
à qui je ferai un jour l'offrande d'une publication.

Promis,
je vous en reparlerai
de Cazinos,
bordel !

                                                     Par : la déesse qui sacrifie aux dieux (e.) lares

par Galatée publié dans : Panthéon ... décousu communauté : LA RUE BRIC A BRAC
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Ma base, secrète, hein !

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Traces de comètes ...

O tempora, ô soldat morales !

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